Tout commence début 2002, à Reims, avec la rencontre entre Laurent, Benjamin, Nicolas et Fred. Quatre étudiants dont la volonté est de monter un groupe de rock, en toute simplicité. Fêtes intenses, répètes régulières : l’esprit du groupe se forme mais l’identité musicale reste à définir. Il faut dire qu’à cette époque, Cardinal Colère s'appelait alors Psykoz. Le ridicule de ce nom n’a d’ailleurs pas tué le groupe, bien au contraire : à coups de concerts organisés dans la région rémoise, le groupe se rode pas à pas en jouant un répertoire de reprises rock (Noir Des’, M, Les Doors…). Non, les compositions ne sont pas encore de mise.
Elles n’apparaîtront qu’un an plus tard avec le ras-le-bol de jouer les morceaux des autres. Entre le Kraft (aujourd’hui appelé la Cartonnerie), l’Excalibur, le Blackface, la place d’Erlon (lancement du Monocle) ou même la place de l’Europe à Toulouse (400 personnes dans le cadre d’un concert étudiant), les choses s’accélèrent. C’est le début de l’excitation liée aux compositions : Psykoz prend confiance pour finalement intégrer dans ses concerts quelques morceaux originaux. Le rythme s’intensifie, avec pour point d’orgue la participation au festival musical Tohu-Bohu durant l’été 2004.
Les répètes se multiplient : la trajectoire suivie par le groupe, le style, commencent à se clarifier. Le Cardinal prend ses quartiers à Paris. Le long terme peut enfin être envisagé. Pour Fred, ça n’est pas possible : son premier job l’emmène en Afrique du Sud, la mort dans l’âme. Début 2005, il est plus que nécessaire de trouver un autre batteur : coup de chance, Pierre (ex Jawal), un pote de Laurent, accepte de se lancer dans l’aventure. Ultra-motivé, six années de batterie derrière lui et une grande expérience en groupe à son actif, il intègre Psykoz qui devient alors Cardinal Colère. Le courant passe, le groupe accouche rapidement de sept nouvelles compositions. Le pari est gagnant. L’enregistrement du maxi 6 titres est bouclé mi-janvier 2006.
Des concerts sont prévus à Paris, Lyon, Dijon et Reims pour fêter ça.