Qui est le mieux placé pour présenter ce monsieur… Lui-même, alors, lisez…
Je ne me souviens pas quand je suis né, on m’a dit que c’était au milieu des sixties, un jour de printemps, au coeur d’une bourgogne plus viticole que musicale. J’ai grandi de villages en petites villes, pour finir dans une cité dortoir, où j’ai commencé à rêver. Je regardais les trains partir de la gare, et les avions qui fendaient le ciel. Les Jumbos Jet et les Michelines m’invitaient aux vagabondages. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à jouer de l’harmonica, puis de la batterie, et enfin de la guitare (suite à la dépression nerveuse de mon voisin !) Mes parents n’étaient pas musiciens, je serai donc une rock star… Mais d’abord je passe mon diplôme des beaux-arts à St Etienne, je gagne même un grand prix de vidéo de création à Berlin. Avec l’argent de ce prix je monte mon home Studio et deviens du coup un homme studieux… Cette année là, je rencontre Gainsbourg, et lui dit combien c’est difficile d’écrire des chansons après avoir écouté 300 000 fois « Melody Nelson ». Il m’a répondu :
« Débande pas mon gars ! ». Lui il a débandé 3 mois plus tard, me laissant un autographe que je conserve comme une relique. Je compose comme un malade, crève de faim, monte à Paris, je bosse à la télé pour faire plaisir à ma maman. Je monte des milliers de sujets pour le 13 h et le 20 h. La France me regarde, mais ne me voit pas ; alors je m’en vais.
Je voyage, traverse le monde, dans des avions ou des trains de marchandises. De Colombo à Mexico (d’où j’ai pris le nom de Champo Villa) en passant par Tananarive, je collectionne les images, les émotions et les sons, je gratte, sur le papier, sur la guitare, je gratte… Je laisse mes chansons aux 4 coins de ce monde, certaines à Moscou, chez un Russe traducteur de Gainsbourg, d’autres dans les bacs des discothèques de Kyoto. Et quelque part à Madagascar une vieille cassette de Champo Villa tourne sur le magnétophone déglingué d’un taxi brousse. Peut-être un jour à l’instar de certains animaux que l’on abandonne, elles reviendront d’elles même jusqu'à nos oreilles.
www.champovilla.com
Promotion: Baptiste Colleu, earcom@wanadoo.fr